Le 1er arrondissement

 
 
     
 
Ghika

Évolution historique



En février 1926, on a adopté la loi d’organisation de la Municipalité de Bucarest. Ainsi, le Bucarest a été divisé en quatre arrondissements: Jaune, Noir, Bleu et Vert.

Les quatre arrondissements devenaient ainsi des personnes juridiques, autonomes, à des budgets distincts. Les arrondissements de cette époque-là étaient dirigés par un Conseil Communal, qui élisaient le maire et les deux aides, c’est-à-dire le maire adjoint et le secrétaire. Suite à cette loi fondamentale, la décentralisation administrative était évidente.

Cette organisation législative a fonctionné jusqu’au 27 mars 1936, lorsqu’on a adopté une nouvelle loi en ce sens. Ainsi, on a apporté quelques modifications concernant les arrondissements: Budget unique pour le Bucarest tout entier, les règlements, les dispositions, les décisions devenant des compétences de la Municipalité. De même, l’encaissement des charges (quotas) additionnelles du Ministère des Finances se faisait toujours par les organes de la municipalité, tandis que le maire d’arrondissement n’accomplissait plus les attributions d’un premier gérant de résidence urbaine, mais devenait dorénavant un simple administrateur.

Pendant la période entre les deux guerres, la Municipalité de Bucarest avait quatre secteurs: Jaune, Noir, Bleu et Vert et 13 communes suburbaines (anciens établissements ruraux), c’est-à-dire Băneasa, Colentina, Fundeni, Pantelimon, Principele Nicolae, Dudeşti-Cioplea, Popeşti-Leordeni, Şerban- Vodă, Militari, Roşu, Regele Mihai, Griviţa et Lupeasca.

Les mairies d’arrondissement n’avaient encore pas à cette époque-là des sièges propres, tout comme la Mairie Générale, laquelle avait déménagé d’un endroit à l’autre. La Mairie de l’arrondissement Noir fonctionnait dans un immeuble situé dans la rue Călăraşi; la Mairie de l’arrondissement Jaune a érigé, entre 1935 et 1936, un siège imposant avec des bureaux, une salle de théâtre et des magasins modernes au rez-de-chaussée, étant une entité architectonique distincte; la Mairie de l’arrondissement Vert (actuellement la Mairie du 1er arrondissement) s’est construit un édifice imposant sur un terrain acheté dans la zone Banu Manta. La Mairie du 1er arrondissement a été la seule mairie de Bucarest construite de zéro, à ce but, entre 1927 et 1936. Le bâtiment à allure florentine dispose d’un escalier somptueux, de 50 bureaux, d’une grande salle en marbre pour des conseils et des festivités, et la tour de la Mairie ayant une hauteur de 56 mètres, était la plus haute de la ville. L’œuvre des architectes N. Georgescu et G. Cristinel persiste de nos jours et continuera de jouer à l’avenir le rôle de mairie d’arrondissement, après l’accomplissement des ouvrages de consolidation et réaménagement déroulés à présent par l’administration locale.

L’administration de la Municipalité et des communes suburbaines était conduite par le Conseil Général et par le maire de la Capitale, en tant qu’édile en chef. Le Conseil Général se composait de maires et des conseillers élus des quatre arrondissements, des maires des communes suburbaines et des conseillers qui avaient un droit de vote consultatif. Pendant le gouvernement du Maréchal Ion Antonescu, les quatre "couleurs" ont été abolies, mais après quelques mois on est revenu à l’ancienne forme d’organisation. Après le 23 août 1944, le Bucarest a été divisé en trois arrondissements, distingués par des couleurs (le 1er arrondissement – Jaune, le 2e arrondissement – Noir, le 3e arrondissement – Bleu). L’instauration d’un nouveau régime politique en 1947 a apporté des changements même dans l’organisation administrative des villes. En 1950, par la loi adoptée par la Grande Assemblée Nationale de la République Populaire Roumaine, le territoire du pays a souffert une nouvelle division territorial-administrative: des régions, des divisions, des villes et des communes. La Municipalité de Bucarest a été structurée en huit divisions, c’est-à-dire: I. V. Stalin, 1 Mai, 23 August, 16 Februarie, Tudor Vladimirescu, Nicolae Bălcescu, V. I. Lenin, Griviţa Roşie. L’actuel 1er arrondissement correspondait au territoire administré par les divisions I. V. Stalin et Griviţa Roşie. En 1968, les huit divisions de Bucarest redevenaient des arrondissements, la Municipalité de Bucarest comportant à cette époque-là huit arrondissements, 12 communes suburbaines et 23 villages. Ensuite, en 1979, les 8 arrondissements de la Capitale ont été réduits à 6, tels qu’ils existent de nos jours.

Après l’an 1989, par les lois d’administration du pouvoir local, on a délimité les compétences entre la Mairie Générale de la Municipalité de Bucarest, le Maire et le Conseil Général, et les Mairies des 6 arrondissements, les Maires et les Conseils Locaux d’arrondissement.



Voisinages



Couvrant la plus grande superficie du nord de la Capitale et se prolongeant dans la Plaine de Vlăsia (Câmpia Vlăsiei) du département d’Ilfov, vers des localités telles Otopeni, Snagov, Mogoşoaia, Buftea, Chitila, le 1er arrondissement couvre 70 km² et a une population d’environ 230.000 habitants. Le 1er arrondissement est situé dans la partie nord-ouest de la Municipalité de Bucarest et voisine avec les 2e, 3e, 5e et 6e arrondissements.

Commençant, tout comme les autres arrondissements du centre de la Capitale, de la proximité du Kilomètre Zéro, le 1er arrondissement est délimité dans sa partie ouest par le 6e arrondissement (par Calea Giuleşti et Calea Plevnei), à l’est par le 2e arrondissement (au long de Calea Floreasca) et au sud par des zones des 3e et 5e arrondissements.



L’arrondissement des parcs et des espaces verts



La superficie du 1er arrondissement est dominée par un relief plat de plaine, traversé dans sa partie nord par le cours placide de la rivière Colentina, avec ses méandres larges qui ont favorisé l’aménagement des lacs Străuleşti, Griviţa, Băneasa, Herăstrău et Floreasca. Sur la vaste plaine de Vlăsia (Câmpia Vlăsiei), jadis couverte par des riches forêts qui protégeaient le Bucarest dans sa partie nord, on a préservé des petits pelotons de forêts, situés au long de la Chaussée Bucarest-Ploieşti, ainsi que les bois de Băneasa, Tunari, Snagov, aménagés comme des lieux d’agrément.

Le 1er arrondissement mérite pleinement son nom d’ "Arrondissement Vert". Ici il y a plus d’espace vert par tête d’habitant qu’il n’existe dans les autres zones administratives de la Capitale.

Les Parcs Kiseleff, Cişmigiu, Herăstrău, Bazilescu, Operei, Regina Maria sont seulement quelques-uns des "bijoux" verts du 1er arrondissement où les habitants de Bucarest peuvent se détendre et respirer un air pur, loin de l’agitation de la grande ville.



La perle culturale et urbanistique de la Capitale



La plupart des spécialistes, soient-ils des architectes, des historiens ou des gens de culture, mais également les simples citoyens apprécient à l’unisson la valeur du patrimoine culturel et architectonique du 1er arrondissement, qu’ils considèrent la perle culturale et urbanistique de Bucarest. Dans le 1er arrondissement on respire partout la culture, qu’il s’agit des musées, des théâtres, des statues, des monuments ou des lieux de culte. L’Athénée Roumain, l’Arc de Triomphe, le Palais Barbu Ştirbei, le Palais Kretzulescu, la Maison Vernescu, le Musée National du Village "Dimitrie Gusti", le Musée National "George Enescu", le Musée National d’Art de la Roumanie, le Musée d’Histoire Naturelle "Grigore Antipa", le Musée du Paysan Roumain, le Monastère Caşin, le Théâtre Odeon sont seulement quelques-uns des "bijoux" du 1er arrondissement, qui est la "Capitale de la Capitale".